exploitation minière et désertification

Mardi 9 juin 2009, par Orez (K.) // S’informer

L’exemplaire exploitation aurifère de Sadiola

au Mali, bénéficie d’une adduction d’eau de 64km de long depuis le fleuve Sénégal.

Ainsi, chaque année sont prélevés 5 millions de mètres cube d’eau nécessaires au traitement du minerai. Lesquels sont restitués sous formes de boues toxiques et cyanurées, impropres à toute consommation…

MAIS AILLEURS ???

Sadiola, aux 2/3 financée par des prêts de banques publiques d’aide au développement, a prouvé son immense rentabilité. Désormais les mines se multiplient sur l’Afrique Occidentale ; juste là, en-dessous du désert du Sahara. À Tabakoto, Loulo, Kédougou…

Les mêmes volumes d’eau sont nécessaires à rincer le minerai. Mais cette fois-ci l’eau est prélevée directement sur les nappes phréatiques locales, dans les mêmes proportions.


- Epuisement des nappes ?
- Ruissellement des déchets cyanurés de traitement du minerai ?
- Drainage acide minier, entraînant la contamination des eaux souterraines par l’infiltration d’arsenic et autres éléments chimiques ?
- Contamination des eaux de surface et des eaux souterraines ?

Nous sommes au bord du désert du Sahara, qui progresse, qui progresse…

Zones abandonnées à terme, désertifiées avant l’heure ; désertification de milliers d’hectares en quelques années ; réchauffement climatique global…

Nous considérons comme urgente et nécessaire la tenue d’une étude sur la désertification précoce liée aux activités minières.

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