L’exemplaire exploitation aurifère de Sadiola
au Mali, bénéficie d’une adduction d’eau de 64km de long depuis le fleuve Sénégal.
Ainsi, chaque année sont prélevés 5 millions de mètres cube d’eau nécessaires au traitement du minerai. Lesquels sont restitués sous formes de boues toxiques et cyanurées, impropres à toute consommation…
MAIS AILLEURS ???
Sadiola, aux 2/3 financée par des prêts de banques publiques d’aide au développement, a prouvé son immense rentabilité. Désormais les mines se multiplient sur l’Afrique Occidentale ; juste là, en-dessous du désert du Sahara. À Tabakoto, Loulo, Kédougou…
Les mêmes volumes d’eau sont nécessaires à rincer le minerai. Mais cette fois-ci l’eau est prélevée directement sur les nappes phréatiques locales, dans les mêmes proportions.
Epuisement des nappes ?
Ruissellement des déchets cyanurés de traitement du minerai ?
Drainage acide minier, entraînant la contamination des eaux souterraines par l’infiltration d’arsenic et autres éléments chimiques ?
Contamination des eaux de surface et des eaux souterraines ?
Nous sommes au bord du désert du Sahara, qui progresse, qui progresse…
Zones abandonnées à terme, désertifiées avant l’heure ; désertification de milliers d’hectares en quelques années ; réchauffement climatique global…
Nous considérons comme urgente et nécessaire la tenue d’une étude sur la désertification précoce liée aux activités minières.