Étude épidémiologique : d’excellents résultats !

Jeudi 12 février 2009, par Orez (K.) // Sadiola au Mali

L’étude épidémiologique sur la population de la commune de Sadiola, décidée unanimement et de façon tout à fait prioritaire lors du premier atelier de concertion en 2003, commença plus d’un an plus tard.

Dans une première phase, le recueil des témoignages auprès des villageois fut consternant. Dans 6 villages de la Commune, les femmes subissaient des fausses couches régulièrement. Ainsi dans le village de Yatela, les 4/5 des femmes subirent des fausses couches sur la période étudiée. Ailleurs les 2/3 des femmes vécurent ce traumatisme.

Depuis mi-2003 et le passage au traitement de minerai sulfuré, la SEMOS neutralise le cyanure avant de le rejeter dans le bassin de boues de Sadiola.

Depuis le terrible constat de Yatela "nous construisons une rigole étanche autour du site de Yatela de sorte qu’aucun ruissellement hors du site, lors de l’opération de lixiviation (fortement cyanurée), ne puisse se produire même au cours d’un hivernage extrêmement pluvieux." Ceci est extrait d’un e mail de Stan Padgett (le directeur de la SEMOS à l’époque) en mai 2005. N’est-ce pas une reconnaissance implicite de ces ruissellements ?

Ces mesures étant prises, la seconde phase de l’étude - le suivi médical des villageois - constate un taux de natalité tout à fait normal sur l’ensemble de la Commune.

Nous nous félicitons sincèrement des progrès réalisés et de l’excellence de ces résultats. Nous souhaitons voir appliquer ces études épidémiologiques à toutes les zones d’exploitations minières, au Mali comme ailleurs.

Répondre à cet article