Véhicules calcinés, restaurant et villas saccagés, logements des cadres pillés…
Tel est le bilan de l’attaque de la mine d’or de Loulo, par les populations le Week–end dernier. Une colère prévisible, surtout après les violations des droits des travailleurs par les sociétés minières. Et les traitements inhumains, subis par les populations locales. Quotidiennement.
Tout a débuté vendre dernier. Tôt le matin, les populations, mues par une colère noire, s’attaquent à deux véhicules, auxquels elles mettent le feu. L’un appartient à la gendarmerie et l’autre, à la SOMILO (Société des Mines d’or de Loulo). Surpris par la spontanéité de la révolte, les gendarmes tentent de contenir la foule. Peine perdue. Face aux jets de gaz « harakirimogènes » et des tirs de sommation des gendarmes, les populations ne décolèrent guère. Dès le lendemain, c’est-à-dire, samedi 11 juillet, elles remettent le couvert. Au petit matin, elles saccagent le restaurant central de la mine. Avant de piller les logements, occupés par les cadres de la mine.
Pour circonscrire les dégâts, et préserver l’usine d’une éventuelle attaque, des renforts de gendarmes, en provenance de Kayes, ont été dépêchés sur le terrain.
L’origine de la colère
A l’origine de la colère, la décision des responsables de la SOMADEX (la Société d’Exploitation de la Mine d’or de Morila) de redéployer 200 travailleurs, à la mine de Loulo. Or, pour les populations de cette localité, les emplois générés par l’ouverture de cette mine, leur reviennent de droit. D’où la colère.
Violations répétées des droits des travailleurs
Selon un rapport d’enquête de la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme), publié en 2007, les droits des travailleurs sont violés dans toutes les mines, exploitées par les sociétés minières.