LIBERTE !

Mercredi 18 mars 2009, par Orez (K.) // Kédougou au Sénégal

Liberté, si naturelle et si chère. Je ne sais quoi dire ni à qui. A vous qui vous êtes battu depuis le premier jour ? A eux qui sortent d’une prison dans laquelle ils n’avaient rien à faire ? A eux qui ont souffert pendant plus de deux mois dans les pires conditions après avoir souvent été torturé ?

Quoi leur dire ? Que nous sommes soulagés et heureux de les voir libres ? Que nous comprenons leurs peines ? leur sacrifice ? Que nous resterons présents à leur côté le temps de leur réinsertion dans la société ? Et vous ? Vous de Kédougou, de Tambacounda, de Dakar, du Sénégal, d’Espagne, de France, de Belgique ,d’Allemagne, d’Italie, des Etats-unis ou du Royaume-Uni?, du Canada, du Mali, de la Mauritanie etc, vous qui avez manifesté votre soutien dès les premiers jours, vous qui vous êtes senti concerné comme s’il s’agissait de membres de votre famille, vous qui avez travaillé dans l’ombre mais efficacement, vous tous, je ne sais quoi vous dire. Merci ? Pourquoi ? Pour avoir fait votre devoir ? Non. Je veux juste vous dire que vous avez fait votre devoir. Et que ce sont nos efforts à tous qui ont abouti.

Les conditions sont discutables mais le fait est là. Ceci est la preuve que même en Afrique, la société civile peut et doit agir pour faire reculer l’arbitraire et faire respecter les droits de l’homme.

Le Collectif de France remercie particulièrement les 547 signataires de la pétition électronique appelant à la libération des jeunes. Ils sont de tous les pays et de tous les continents, ce qui prouve que les droits humains sont une valeur universelle. Merci à vous combattants de la liberté.

Pour nous,Kédovins de France, le travail n’est pas terminé. Nous sommes déterminés, aujourdhui, plus qu’hier, moins que demain, à participer au développement de notre région. Nous pensons qu’il faut travailler en amont pour que plus jamais ça, pour que nos jeunes puissent trouver du travail dans leur région. Alors, vous qui venez d’être libérés, nous souffrons d’être trop loin pour vous serrer très fort dans nos bras et vous dire combien nous vous aimons, que nous saurons retenir votre sacrifice, que nous essayerons de faire en sorte que ce sacrifice ne soit pas vain. Siré Balaba danfakha, coordinatrice Collectif Kédovins De France

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