Rosia Montana en Roumanie

Mercredi 12 octobre 2011, par Orez (K.) // en Europe

Si même la Banque mondiale refuse de soutenir le projet de Rosia Montana… cela augure très, très mal de l’avenir pour les populations locales !!! (Notons qu’en France nous sommes voisins de ces contaminations minières.) http://www.foei.org/fr/publications...

Extraits de l’article dont le lien est ci-dessus :

"“Pendant plus de deux ans nous avons dû faire face quotidiennement à une guerre psychologique en faveur du projet. Aujourd’hui, nous avons remporté une victoire importante dans la lutte pour garder notre terre pour nos enfants. Nous nous réjouissons et nous félicitons la SFI de cette décision. Nous espérons que les autres banques et institutions financières feront de même et qu’elles rejetteront ou éviteront tout investissement dans ce projet spéculatif, non rentable et non durable qui ne peut qu’augmenter la pollution, la pauvreté et la corruption.” Eugen David, président d’Alburnus Maior, groupe communautaire de Rosia Montana."

[…]

Rosia Montana possède d’ailleurs des richesses historiques et archéologiques. L’or des Apuseni était utilisé par les Egyptiens, ainsi qu’à Rome, Mycènes et Troie. Dans certaines sections de la mine, le paysage souterrain n’a pas changé depuis presque 2000 ans, et très peu d’endroits ont été explorés. On y a découvert des tablettes de cire portant des échantillons rares d’écriture cursive romaine, des ruines et des objets de la période romaine ainsi que d’époques antérieures et postérieures. C’est la raison pour laquelle 1 038 universitaires de haut niveau des départements d’archéologie et d’histoire ont écrit au ministre de la culture, l’implorant de s’opposer au projet, à ce jour sans résultat. mieux que de l’or Les Apuseni sont riches en ressources autres que l’or. Le paysage y est d’une beauté saisissante. La région est chargée d’histoire et de trésors archéologiques, autant anciens qu’industriels. Elle a des forêts et de bons pâturages. Les villageois, dont la plupart pratiquent l’agriculture vivrière, ne veulent pas quitter leurs terres, malgré les sommes élevées qu’on leur offre pour leurs propriétés. Bien que beaucoup d’entre eux aient travaillé dans les mines par le passé, ils estiment que l’extraction à grande échelle, à ciel ouvert et à base de cyanure – une activité de courte durée, intensive et irréversible, qui anéantit le paysage – est inconciliable avec les activités extensives telles que l’élevage de moutons et la sylviculture. Ils se battent donc pour préserver leur vallée, en espérant que les autres institutions financières internationales et sociétés de crédit à l’exportation se tiendront, elles aussi, à l’écart du projet.

En 2002, donc, la Banque refuse de soutenir le projet. Depuis les opérateurs miniers ont semble-t-il trouvé d’autre modes de financement. En 2011 la perspective minière se précise de jour en jour. Manquent encore quelques autorisations…

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