Nouvelle étape de la politique du président socialiste du Venzuela, Hugo Chavez, laquelle appelle à la nationalisation des secteurs stratégiques.
L’Etat vénézuelien va prendre le contrôle de la mine d’or Las Cristinas, l’un des gisements les plus importants du monde, qui est actuellement exploité par la compagnie aurifère canadienne Crystallex, a annoncé mercredi le ministre des Mines, Rodolfo Sanz.
Las Cristinas comptent des réserves estimées à quelque 16,9 millions d’onces d’or, selon des données de Crystallex.
"Cette mine sera récupérée et fonctionnera sous le contrôle de l’administration", a indiqué M. Sanz, dans un communiqué publié par le ministère des industries de base et minières.
Signe annonciateur d’un tel changement : depuis quelques mois, le gouvernement vénézuélien refusait de donner des autorisations permettant aux entreprises privées d’extraire de l’or.
Le 30 avril dernier, le titre de la société aurifère canadienne Crystallex International perdait 0,88$ (54,66%) à 0,73$, suite à des rumeurs selon lesquelles le gouvernement du Venezuela lui aurait refusé de poursuivre le développement du gisement Las Cristinas.
Le ministère de l’environnement et des ressources naturelles du pays avait en effet communiqué avec le propriétaire du territoire qui englobe le gisement, Corporacion Venezolana de Guayana (CVG), pour l’aviser qu’il refusait la demande d’autorisation pour poursuivre les activités d’exploration sur le gisement Las Cristinas.
Le gouvernement justifiait alors sa décision en affirmant que les populations indigènes qui vivent sur le territoire sont inquiètes du développement minier.
Rappelons que Crystallex a signé en 2002 une entente avec CVG pour explorer et exploiter le projet Las Cristinas. La société espérait y démarrer une mine en 2010.