En 2009 nous avons pu vous informer de ce qui se trame dans la région de Faléa, au Mali.
Cette petite commune rurale africaine, avec ses 21 villages et ses 15.000 habitants, est exposée sans le savoir, aux risques liés à la mise en place imminente d’une exploitation d’uranium.
Compte tenu des conséquences désastreuses (et bien connues aujourd’hui) que l’exploitation de l’uranium a entraînées dans d’autres pays, il est nécessaire d’aider ses communautés locales à faire face aux lourdes menaces que ce projet d’exploitation minière industrielle fait planer sur leur santé, sur leur environnement, sur leurs droits et sur leur avenir.
Notre premier objectif : établir une étude de l’état zéro avant le début de l’exploitation de la mine. Avec les conseils et l’assistance technique de la CRIIRAD*) de Valence, une cartographie du niveau de rayonnement gamma à la surface du sol va se réaliser sur place avec le concours des habitants dans les mois à venir.
Nous avons sollicité également conseil et expertise scientifique pour appuyer l’association malienne (ARCF) pour une analyse critique du rapport EIA (Environnemental Impact Analyse) qui devrait être bientôt accessible, si le gouvernement du Mali respecte les accord de bonne gouvernance.
Si nous pouvons rassembler assez d’appuis, nous pourrons après la réalisation d’un point zéro radiologique compléter cette étude et faire des prélèvements d’échantillons de sol, air, eau et de la chaîne alimentaire qui feront l’objet d’analyses radiochimiques.
Enfin, nous essayons de mettre en place à Faléa l’amorce d’une antenne universitaire pluridisciplinaire qui permettra une observation interactive du processus de transformation induit par l’exploitation de l’uranium.