Essakane : la "misère" de l’or

Mercredi 3 juin 2009, par Orez (K.) // au Burkina Faso

mercredi 25 mars 2009, par Bendré

Essakane site d’orpaillage situé à environ 70 km de Dori au Nord-Est du Burkina, est renommé dans toute la région du Sahel mais également au plan national.

Sur ce sol sec et caillouteux, le précieux métal jaune qu’est l’or y a été découvert dans les années 1980, particulièrement en 1984. Depuis, ce village perdu situé entre le Burkina, le Mali et le Niger est devenu une sorte de Far West, pas en terme de pistoleros qui y évolue, mais à cause de la marée humaine qui s’y est déplacée dans sa « ruée vers l’or ».

De l’exploitation artisanale des années 1980, en passant par l’exploitation semi-industrielle des années 1990 par la CEMOB, les populations environnantes et les orpailleurs y ont toujours tiré leur épingle du jeu, disons plutôt leur pépite des trous.

Depuis le début des années 2000, le site d’or d’Essakane a connu une évolution considérable, la libéralisation et l’ouverture aux investissements privés étrangers aidant, le consensus de Washington oblige ; l’Etat burkinabè a rétrocédé le site à plusieurs compagnies minières d’exploration ou d’exploitation.

Ces différentes compagnies selon nos interlocuteurs sur le terrain se nomment : Goldfields, Orezone, et la toute dernière venue IAMGOLD qui vient de racheter la mine d’Essakane. Afin de pouvoir exploiter le précieux métal jaune, ces compagnies doivent déplacer les populations d’Essakane et des villages environnants. Ce déplacement se fait soit par la reconstruction des maisons, soit par la compensation financière.

suite de l’article : http://www.journalbendre.net/spip.p...

Par Famaghan Traoré

Répondre à cet article